Robin Williams : Goodbye animal lover

Partout dans le monde, les défenseurs de la cause animale ont rendu hommage à l’acteur Robin Williams pour ses actions en faveur des animaux. Depuis des années, l’acteur était notamment engagé dans des campagnes de sauvegarde des grands singes et des dauphins.
LYNDA GLUCK | Au lendemain du décès de l’acteur, les admirateurs se sont recueillis sur son étoile au milieu d’Hollywood Boulevard.
Son regard tendre nous a trompé sur la noirceur de ses idées, mais pas sur sa grandeur d’âme.
L’acteur Robin Williams était l’homme qu’il laissait parfois entrevoir : généreux et sensible aux autres, humains et animaux. Le président Barack Obama a lui-même souligné, dans un communiqué au lendemain du décès du comédien, son engagement dans plusieurs associations caritatives : “Il a donné tout son talent librement et généreusement à ceux qui en avaient le plus besoin, de nos troupes de soldats à l’étranger, jusqu’aux plus marginaux qui vivent dans nos rues”.
Avec sa fondation (Windfall Foundation), Robin Williams a collecté des fonds pour Médecins sans Frontières ou diverses associations oeuvrant pour les enfants malades.

Le chagrin de Koko

Très attaché à la cause des animaux, Robin Williams a également associé son nom à de nombreuses initiatives, participant à des campagnes de défense et à des programmes d’éducation, soutenant les refuges et adoptant lui-même des chiens (Léonard, un Carlin, a été adopté dans un refuge new-yorkais en 2009).
Un engagement de longue date puisque déjà, en 1995, l’acteur a prêté sa voix au documentaire In the Wild Dolphins with Robin Williams, dans lequel il suivait le travail d’un biologiste auprès des dauphins et nageait avec les cétacés dans les eaux caribéennes. Une expérience qui l’a profondément marqué puisque quinze ans plus tard, il participe à une vidéo dénonçant les massacres annuels de dauphins dans la baie de Taiji au japon, ainsi que la captivité qui en découle. Ric O’Barry, ancien dresseur de dauphins, aujourd’hui à la tête du Dolphin Project et de la campagne Save Japan Dolphins a salué la mémoire de Robin Williams, “avocat des dauphins depuis longtemps”.
Passionné par la faune sauvage, celui-ci s’était rendu, en 2001, à la Gorilla Foundation en Californie, une organisation non gouvernementale consacrée à la préservation des grands singes, pour y rencontrer Koko, un gorille femelle qui communique avec le langage des signes.
Rapidement, un lien fort s’était établi entre l’acteur et l’animal. “La connexion s’est faite instantanément, se souvient le Dr Penny Patterson, présidente de l’ONG. Comme nous, Koko peut percevoir la nature profonde d’une personne. C’est le grand coeur de Robin qui l’a attirée”. Koko n’a jamais oublié cette complicité, au point qu’à l’annonce de la mort de Williams, elle a semblé avoir compris qu’un être proche avait disparu et s’est repliée dans un état de prostration pouvant s’apparenter à de la tristesse.

Végétarien depuis son opération du coeur

Se considérant lui-même comme un activiste, Robin Willams prônait un traitement plus digne de tous les animaux.
Bien avant d’adopter son chien Léonard, il se sentait concerné par le sort des animaux abandonnés. En 2006, il a apporté son concours à la réalisation de Tails of Devotion: A Look at the Bond Between People and Their Pets, un livre de lettres et de photographies dont la totalité des bénéfices a été reversée à des associations venant en aide aux animaux.
La même année, l’acteur avait cessé de consommer de la viande et des produits laitiers après une opération du coeur.
Récemment, il avait posé avec Léonard dans un calendrier pour aider et faire connaître la Tony LaRussa’s Animal Rescue Foundation, une association californienne qui récupère des chiens et des chats des refuges publics avant que ceux-ci soient euthanasiés.
Sur les plateaux, Robin Williams aimait passer du temps avec ses partenaires à poils et à plumes : pendant la série Crazy Ones (2013), il a eu la chance de travailler avec un adorable caneton, et pour Une nuit au Musée 3 (2014), il s’est lié d’amitié avec Crystal, un singe capucin.
Dans une de ses dernières apparitions publiques, Robin Williams s’était rendu au zoo de San Francisco pour rencontrer un singe hurleur auquel le zoo avait donné son nom, pour le remercier de son soutien. Un honneur pour l’animal, qui, selon l’acteur, lui ressemblait étrangement par son côté « bruyant et poilu ». Le sens de l’humour, malgré tout…
Céline Nebout