Les animaux nous font du bien !

Les études comparant les personnes bien portantes possédant ou non un animal sont assez récentes.
Elles tendent à montrer que le contact d’un chien, d’un chat, d’un cheval a un impact très positif sur notre santé physique et psychique.
Il y a moins d’obèses chez les propriétaires de chien, adultes comme enfants.
Depuis plusieurs décennies, de nombreuses recherches à travers le monde ont mis l’accent sur le rôle de la présence animale concernant la santé physique et mentale des individus. Des études présentées lors du congrès People & Animals, en 2010, ont abondé en ce sens, démontrant des impacts importants sur plusieurs types d’hormones comme le cortisol (l’hormone du stress) et même l’insuline. Des statistiques intéressantes ont également été dévoilées : les propriétaires d’animaux de compagnies consulteraient leur médecin 15 % moins souvent qu’une personne n’en possédant pas.

Les chiens nous aident à garder la forme

D’autres études se sont intéressées à la manière dont nos animaux, en particulier les chiens, pouvaient nous aider à garder la forme. Premier état de fait : il y a moins d’obèses chez les propriétaires de chien que dans les foyers sans animaux, chez les adultes comme chez les enfants. L’une des explications est que les propriétaires de chien marchent en moyenne deux fois plus que les autres, ce qui leur offre ainsi la possibilité d’effectuer assez d’exercice dans la journée (30 minutes de marche quotidienne recommandées). L’activité physique est un bon moyen pour lutter contre le diabète, les maladies cardio vasculaires, les troubles de l’endormissement, les cancers ou encore l’hypertension.

Les chats favorisent la relaxation

Caresser un animal abaisse la tension artérielle et ralentit la fréquence cardiaque. Et en cas d’événement stressant (divorce, deuil, etc.), l’animal réduit le niveau d’anxiété, la perception de solitude et le risque de dépression.

 
Le ronronnement entraîne un état de sérénité débouchant sur une phase de présommeil.


Pour Serge Ciccotti et Nicolas Guégen, psychologues, auteurs de Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien ?, la compagnie des chiens est un soutien précieux. Dans les épisodes douloureux ou les moments de doute, leur fidélité, leur affection sans condition contribuent à promouvoir l’estime de soi et à lutter contre l’isolement.
Le chat aussi peut constituer un apport sur le plan psychologique. Plonger les doigts dans son doux pelage et se laisser bercer par son ronronnement favoriserait la relaxation. Jean-Yves Gauchet, vétérinaire et éditeur de la petite revue scientifique Effervesciences, s’est intéressé aux effets du ronronnement sur certains dysfonctionnements de système
nerveux végétatif. Le ronronnement entraînerait en effet, “la production, ou du moins le relarguage de la sérotonine, avec pour effet un état de sérénité qui débouche sur une phase de présommeil lent. Des études doivent toutefois être menées pour s’assurer du bien-fondé de cette théorie”.

Le cheval nous donne de la hauteur

 
Le cheval nous apprend à connaître et à maîtriser notre corps.


S’il apporte un sentiment de liberté et de communion avec la nature, le cheval est surtout « un bon maître, non seulement pour le corps, mais aussi pour l’esprit et le coeur », disait le philosophe grec Xénophon. La plus noble conquête de l’Homme nous enseigne la patience, la maîtrise de soi, la rigueur, le sens des responsabilités et une forme de sagesse.
Sa démarche, le contact lorsque nous le caressons ou lorsque nous sommes sur son dos auraient un impact positif sur notre mobilité, notre posture et notre coordination musculaire.


Livre
Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien ?
De Serge Ciccotti et Nicolas Guéguen, Éditions Dunod, 228 pages, 17,50 euros
Céline Nebout